Frise chronologique
1905-1907
Construction de la maison
Construction de la maison
1905-1907 (≈ 1906)
Bâtie pour le docteur Paul Jacques.
28 décembre 1979
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
28 décembre 1979 (≈ 1979)
Façades et toitures protégées.
1er quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction
1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Contexte Art nouveau à Nancy.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Paul Jacques - Médecin et commanditaire |
Oto-rhino-laryngologiste, propriétaire des lieux. |
| Paul Charbonnier - Architecte |
Concepteur de l’hôtel particulier. |
| Louis Majorelle - Artisan ferronnier |
Auteur des ferronneries et rampes. |
| Jacques Gruber - Maître-verrier |
Créateur des vitraux de la maison. |
| Léopold Wolff - Sculpteur |
Auteur des décors sculptés. |
Origine et histoire
La maison du docteur Paul Jacques est un hôtel particulier édifié entre 1905 et 1907 à Nancy, dans le style Art nouveau. Situé à l’angle de l’avenue Foch et de la rue Jeanne-d’Arc, à 250 mètres de la gare, il fut conçu par l’architecte Paul Charbonnier pour le docteur Paul Jacques, oto-rhino-laryngologiste et professeur à la faculté de médecine. Le bâtiment intègre des innovations techniques comme un plancher en béton armé, réalisé par l’entreprise France-Lanord et Bichaton, concessionnaire du système Hennebique.
Les décors intérieurs et extérieurs mobilisent des artisans d’exception : Louis Majorelle pour les ferronneries et la rampe d’escalier, Jacques Gruber pour les vitraux, et Léopold Wolff pour les sculptures. Le rez-de-chaussée abritait initialement le cabinet médical du docteur Jacques, accessible par une porte piétonne rue Jeanne-d’Arc, aujourd’hui transformée en fenêtre. L’architecture combine fonctionnalité (isolation phonique du plafond) et esthétique, typique de l’effervescence artistique nancéienne.
Classée aux monuments historiques en 1979 pour ses façades et toitures, cette maison illustre la collaboration entre médecins, architectes et artisans au début du XXe siècle. Elle témoigne aussi de l’influence de l’École de Nancy, mouvement Art nouveau local, où science et art dialoguent. Les éléments protégés incluent les structures extérieures et la terrasse faîtière, toujours intacte malgré son inusage.